«  Le continent africain a amorcé plusieurs projets et programmes de nature à accélérer et renforcer l’intégration des économies et améliorer les conditions de vie des populations. De nos jours les défis sont énormes et les demandes croient de plus en plus… La composante inter connectivité de l’Alliance Smart Africa, pilotée par la République de Guinée, en collaboration avec le groupe TATA permettra d’identifier les chainons manquants entre les pays, évaluer les coûts et proposer des mécanismes de mobilisation des ressources pour une mise en oeuvre concertée. » .

Cette déclaration de Monsieur Diaby Moustapha Mamy, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique lors de présentation du Rapport « TATA Communications Builing Single Africa Digital Market » traduit parfaitement la volonté du gouvernement Guinéen de relever le défi de placer la GUINEE au coeur et dans le leadership d’un Réseau unique africain.

En effet, pour rendre l’Afrique plus compétitive, gagner le pari de l’inclusion numérique et réduire les coûts d’accès aux services liés aux télécommunications, la mise en place d’un réseau unique qui permettra l’intégration et le partage entre les différents pays africains est nécessaire. Ceci permettrait au secteur des TIC d’atteindre son plein potentiel en tant que créateur d’emplois et générateur de revenus.

En somme, la création du réseau unique permettra aux différents pays interconnectés non seulement d’accroitre et de sécuriser les échanges, mais aussi de réaliser des économies d’échelle sur les coûts dans le secteur des télécommunications afin de participer pleinement à la 4e révolution industrielle.

D’ailleurs, la République de Guinée a été désignée pour porter le projet de « Connectivité transfrontalière intra-africaine » au nom de tous les autres pays membres de l’alliance Smart Africa afin de l’étendre auprès de tous les pays africains.

Dès ses débuts le projet s’est heurté à de sérieux problèmes,  liés notamment à la disparité des textes de loi qui régissent le domaine des TIC dans les différents pays membres de l’alliance et celui de la rareté des ressources humaines.

Néanmoins, ce projet vient de passer l’un des caps les plus importants avec la finalisation de l’étude sur l’interconnexion des pays africains. Cette étude a été présentée lors de la

« Conférence sur l’Interconnexion physique des réseaux de Télécommunications des pays Africains » les 5, 6 et 7 décembre 2018.

Cet exercice a permis de collecter, de synthétiser et d’analyser les informations mises à disposition par tous les pays sur le réseau dorsal national en vue d’appréhender les difficultés relatives aux infrastructures pour une meilleure planification des quatre (4) prochaines années du projet.

Transparence, équité, sécurité, efficacité, intégration et inclusion par le biais du numérique sont des raisons plus que valables pour que les pays africains soient connectés les uns aux autres afin de garantir aux populations africaines l’atteinte des Objectifs du Développement Durable des ce début du XXIème siècle.

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